Les législatives, un enjeu crucial pour La République en Marche et l’ensemble des partis politiques

 

photo L ENJEU DES LEGISLATIVESLes législatives auront lieu les 11 et 18 juin prochain un enjeu électoral indéniable car chaque voix ainsi que chaque député élu rapportera du financement à son parti. Mais une cinquantaine de circonscriptions seront sans candidat LRM ;

Un financement public des partis qui dépend des résultats

Comme l’indique Paris Match, le « bras de fer  législatif est tout autant politique qu’économique ». « Car le financement public des partis dépend de leurs résultats aux législatives »confirme le magazine. Le montant de l’aide financière publique pour le partis politiques est calculé en fonction du nombre de voix ou d’élus obtenus aux élections législatives et aux sénatoriales.
Sachant que l’aide publique est versée annuellement pendant toute la durée de la législature. Elle est scindée en deux parties : la première partie correspond au nombre de voix obtenues par les candidats et est attribuée de façon promotionnelle, à condition qu’ils aient obtenu au moins 1 % des suffrages exprimés dans au moins 50 circonscriptions.
L’autre condition est de respecter la parité. Chaque voix rapporte 1,42 euros.
La deuxième partie de cette « aide »correspond aussi au nombre de sièges de parlementaires obtenus » rappelle Paris Match. Pour obtenir le versement de cette deuxième partie, il faut avoir bénéficié du premier versement.
Cette seconde partie est calculée proportionnellement au nombre de parlementaires, députés, et sénateurs qui leur sont rattachés.
Chaque député élu «équivaut à 37.280 euros ». En 2016, le montant de l’aide publique a atteint 63,1 millions d’euros (28,8 millions pour la première partie et 34,3 millions pour la deuxième partie).Le Partie socialiste a obtenu 24,9 millions d’euros, les Républicains 18,6 millions d’euros, le Front national 5,1 millions d’euros, le PCF 2,9 millions d’euros et EELV 2,8 millions d’euros.

Une cinquantaine de circonscriptions sans candidat LRM

Le mouvement d’Emmanuel Macron, la République en Marche assume des « gestes politiques » en faveur de certains candidats de droite et de gauche. Il n’y aura pas de La République en Marche LRM aux législatives de juin dans chacune des 577 circonscriptions
Une liste de 521 noms a été publié mercredi 17 mai par le mouvement d’Emmanuel Macron, mais pouvant encore évoluer, d’ici vendredi, mais laissant une cinquantaine circonscriptions sans candidat. Concernant une vingtaine de circonscriptions d’outre-mer qui sont « gelées », le président de la commission d’investiture, Jean-Paul Delevoye explique qu’il s’agit de particularités locales de financement des partis.
Pour d’autres, « des gestes politiques en faveur d’hommes et de femmes qui traduisent la volonté de construire une offre politique nouvelle, en tenant compte de la sincérité de leur soutien », explique t-il tout en précisant que le premier ministre, dans certains cas, a eu son mot à dire.
Restent quelques cas qui embarrassent la commission d’investiture, entre cinq et dix personnalités « hors critères » définis par LRM qui seront réglés ou récompensées au cas par cas « compte tenu de leur engagement » dans la campagne électorale d’Emmanuel Macron.

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