Présidentielle 2017 : Yannick Jadot pressé de rencontrer Benoît Hamon

photo YANNICK JADOT SON PROGR

Le candidat vainqueur de la primaire et EELV ont présenté leur programme à la presse jeudi matin, en évoquant un rapprochement avec Benoît Hamon. Le candidat écologiste estime qu’elles « n’avancent pas assez vite ».

Un accord ce week-end?

Tout le monde est à peu près d’accord, y compris Yannick Jadot, qui n’en fait pas une affaire personnelle. Il espère que « dans quinze jours, cette question sera réglée ».a t-il déclarée sur Europe 1. Selon Alexis Braud, le directeur de campagne, demande d’attendre au moins la semaine prochaine. « Il n’y a pas eu de véritable discussion, nous devons rencontrer Benoît Hamon ce week-end pour voir si nos projets convergent. A priori, oui ».
Pour Jean Luc Mélenchon, la porte n’est pas non plus fermée. « Il peut aussi faire partie du mouvement. Nous avons de points de désaccord sur l’Europe, de même concernant les rapports avec la Russie, mais EELV pourrait devenir la cheville ouvrière de ce rassemblement » selon Esther Benbassa. «  La question, c’est le projet, si Jean-Luc Mélenchon est d’accord avec nous, il y aura discussion. Nous ne mettons personne de coté. Mais Jean-Luc Mélenchon a tendance à s’ostraciser tout seul » déclare Alexis Braud.

Selon le politologue du Cevipof de Sciences Po, Daniel Boy, spécialiste de l’écologie politique, une triple alliance est difficilement envisageable, parce que la « concurrence et féroce entre Mélenchon et Hamon, et qu’il y a une règle qui ne se dit pas en politique comme en commerce : mon premier adversaire est mon voisin, car c’est lui qui me pique mes clients ».
Concernant les négociations entre EELV et le parti socialiste, lors du congrès des écologistes, toutes les motions avaient rejeté une alliance avec le PS aux législatives 2017. La question qui se pose maintenant, à savoir si un rassemblement en vue de la présidentielle pourrait s’étendre aux législatives de juin. C’est la règle en général, et la situation a évolué, Benoît Hamon a gagné la primaire. Ce n’est donc pas avec Manuel Valls que le dialogue a démarré. Explique Esther Benbassa. » La question de la présidentielle ne peut pas être dissociée de celle des législatives, cela va toujours ensemble » confirme Alexis Braud.

Des promesses de parrainages difficiles pour Yannick Jadot

La contrainte financière est là, avec 2 à 3 % d’intentions de vote, le candidat n’est pas assuré de voir ses frais de campagne remboursés (à partir de 5%), et le parti a peu de moyens. La campagne électorale sera donc très light.
Autre grosse difficulté pour Yannick Jadot, recueillir les 500 signatures nécessaires pour être candidat. Selon le Canard enchaîné du 8 février, seulement 190 promesses de parrainages auraient été récupérées.
Yannick Jadot, en confidence, affirme en avoir 400. Selon la sénatrice EELV, le Canard Enchaîné n’a pas les bonnes informations. « 412 exactement, le Canard a tort » tient à précisé Alexis Braud. De son coté, Yannick Jadot annonce ce jeudi matin « 407 promesses de parrainages ».
Donc manque de parrainages, de financement, de soutiens internes envers le candidat, sont des raisons suffisantes pour souhaiter une alliance avec Benoît Hamon.
L’ancienne ministre du logement, Cécile Duflot, éliminé dès le premier tour de la primaire, a déclaré, dans un interview à Libération, souhaiter un ralliement derrière Benoît Hamon, en reprenant l’adjectif « désirable » du candidat socialiste : « On ne doit pas rester dans le confort des vieux appareils. En ce qui concerne ma famille politique, EELV, c’est une page qui se tourne.

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