Primaires à droite:Nicolas Sarkozy réclame l’unité de la droite

photo SARKOZY A LA BAULE

Dimanche, en clôture de l’université d’été à la Baule, l’ancien président a déclaré qu’il n’y aurait pas d’alternance si la campagne devait continuer sur « un pugilat ». Il a assuré que lui même n’attaquerait pas ses adversaires à la Primaire. Cela ne l’a pas empêché de lancer quelques piques.

Calmer le jeu….

Dans son discours de clôture de l’université d’été à la Baule, Nicolas Sarkozy s’est posé en rassembleur et demande que le vainqueur de la primaire des 20 et 27 novembre prochains « ne soit pas soutenu du bout des lèvres ». « Ici, je veux dire avec force qu’il n’y aura pas d’alternance si la campagne des primaires devait continuer sur la base d’un pugilat. Aucune victoire ne se construit sur les divisions. Sur les divisions, on ne construit que la défaite » a estimé l’ancien président.
Parlant de « pugilat », le candidat à la primaire visait François Fillon qui l’a violemment attaqué la semaine dernière., ainsi que samedi lors de son discours, tout en mesurant cette fois ses critiques.
L’ex-premier ministre de Nicolas Sarkozy l’avait déjà largement taclé, le 28 août : « il ne sert à rien de parler d’autorité quand soi-même on n’est pas irréprochable ». Qui imagine un seul instant, le Général de Gaulle mis en examen ? ». Samedi Il avait également déclaré : « comment imposer le respect de l’Etat et de la loi si les dirigeants s’écartent eux-mêmes de leurs devoirs ? Et d’ajouter, «  le crédit n’a pas été seulement atteint ces dernières années par des affaires judiciaires, il l’a été aussi par une pratique des affaires judiciaires, il l’a été aussi par une pratique des pouvoirs qui a démonétisé la fonction présidentielle ».
La plupart des candidats à la primaire n’ont pas écouté le discours du président de LR. Seuls, Nathalie Kosciusco-Morizet, qui est intervenue en fin de matinée et Jacques Myard sont restés pour l’écouter.
Malgré ses déclarations, Nicolas Sarkozy n’a pas manqué lui aussi de critiquer sans le nommer, le favori des sondages, Alain Juppé qui a proposé samedi un « code de bonne conduite » durant la primaire. « Je n’aime pas le code de bonne conduite, j’aime la bonne conduite. Quand il faut un code, c’est déjà qu’il y a un problème » a t-il estimé.
« Quel sera notre état, si pendant deux mois et demi, il nous reste un champ de bataille avec des ruines ? Quelle sera la France du candidat de la droite et du centre s’il était soutenu à reculons ? A interrogé l’ex-chef de l’état..

« La vrai souffrance, c’est ce que vivent les français, pas la nôtre… »

Favori dans les sondages, l’ex-Premier ministre de Jacques Chirac a adopté l’attitude du sage au dessus de la mêlée, et a semblé d’accord sur la nécessité d’éviter « tout pugilat ».
« Je veux des primaires pour des idées et non pas pour des rancœurs. D’ailleurs nous n’avons aucune rancœur les uns envers les autres..La vrai souffrance, c’est ce que vivent les français, pas la nôtre. Nous, nous avons la chance de vivre un engagement qui nous passionne » a lancé Alain Juppé.

Nicolas Sarkozy a par ailleurs martelé lors de son discours : « Si on continue comme aujourd’hui avec l’immigration, nous irons vers des affrontements communautaires. Pour la gauche il est interdit de parler d’immigration. Ceux qui osent prononcer ce mot seraient des xénophobes. Ce n’est pas être xénophobes que d’affirmer que l’immigration ne peut continuer comme nous la connaissons aujourd’hui »affirme t-il.
« La gauche a la main qui tremble face aux provocations faites à la République, devant les caïds, devant les voyous. Nous considérons que notre devoir est de protéger les plus faibles en ayant le courage d’assumer que la première des précautions, c’est la sanction, impitoyable face à ceux qui ne veulent pas comprendre la règle » a t-il encore affirmé.

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